Les 3 types d’infections urinaires

Sous le vocable infection urinaire sont en fait réunies quelques pathologies ayant de nombreux traits communs, mais qu’il convient toutefois de différencier afin de pouvoir les identifier. Il est en effet nécessaire de pouvoir reconnaitre le mal dont vous souffrez de façon précise avant de pouvoir y apporter une solution convenable à travers un traitement adéquat. Nous vous proposons donc ici, une vue globale de ces différentes affections avec les symptômes propres à chacune d’elles. Mais avant, définissons clairement le terme d’infection urinaire.

 

Quand parle-t-on d’infection urinaire ?

À partir du moment où une, ou plusieurs des composantes du système urinaire (urètre, vessie, uretères, reins) est sujet à une infection, l’on parle d’infection urinaire. En effet, chacun de ces éléments jouant un rôle précis et fondamental dans ce système vital, leur attaque ou colonisation par des sujets microbiens, entraîne inévitablement des désagréments qui entravent le bon fonctionnement de l’appareil urinaire, puis de l’organisme tout entier. De façon générale, les infections urinaires s’identifient par des sensations de brûlures et des douleurs lors de l’émission de l’urine (miction). Toutefois, selon l’élément infecté et le type particulier d’infection, les symptômes exacts diffèrent et les suites en cas de non-traitement, également.

 

Les cystites

Les cystites sont sans doute le type d’infection urinaire le plus répandu. En bref, elles se définissent comme une inflammation de la vessie, due principalement à une infection de celle-ci par des bactéries de type E.Coli. Ces bactéries remontent le canal de l’urètre et se fixent au niveau de la paroi de la vessie, provoquant des difficultés lors de la miction. Et si les causes de la cystite peuvent varier en fonction des origines et de la forme qu’elle revêt, l’on peut la reconnaitre à travers des symptômes comme la pollakiurie (envies plus fréquentes d’uriner) avec un sentiment d’urgence, difficile à contenir. Au moment de la miction, le sujet rencontrera toutefois des difficultés à se soulager et la délivrance est souvent accompagnée de brûlures avec, parfois, des gouttes de sang dans l’urine.

La cystite touche plus souvent les femmes et elle est toujours associée à une autre forme d’infection urinaire : l’urétrite.

 

L’urétrite

C’est aussi bien une manifestation liée à la cystite, qu’une autre forme d’infection urinaire. L’urétrite se définit, en effet, comme l’infection de l’urètre (canal allant de l’orifice urinaire jusqu’à la vessie). Il s’agit, dans ce cas, d’une IST (Infection Sexuellement Transmissible) qui est due à un agent microbien (gonocoque, chlamydia, tréponème, etc.). Ces infections sont plus courantes chez l’homme et les manifestations sont alors liées au type d’agent infectieux.

Un mauvais traitement de la cystite ou de l’urétrite peut déboucher sur une forme plus grave d’infection urinaire : la pyélonéphrite.

 

La pyélonéphrite

C’est l’inflammation du rein, qui commence par celle de la cavité chargé de la collecte des urines dans le rein (le bassinet). Comme cela est mentionné plus tôt, elle est généralement le résultat de l’évolution d’une infection bactérienne mal traitée. Les bactéries à l’origine de la première infection prolifèrent alors vers les reins et entraînent l’inflammation de la zone. C’est une infection grave qui associe aux troubles urinaires de la cystite, une montée de fièvre (jusqu’à 40 °C parfois), des courbatures et des douleurs lombaires récurrentes. De même, le sujet atteint, est souvent sujet à des nausées ou vomissements ainsi qu’à une perte quasi-totale de l’appétit. Dans les cas les plus graves, elle peut évoluer vers des calculs rénaux ou une insuffisance rénale.

 

En bref

Quel que soit le type d’infection urinaire que vous identifiez, il est impérieux de penser au plus tôt à consulter votre médecin afin d’envisager un traitement dès que possible. Les suites des infections urinaires peuvent, en effet, être désastreuses.

Exprimez vous!

*